Musée Bonnat-Helleu, musée des beaux-arts de Bayonne
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 

Musée Bonnat-Helleu
musée des beaux-arts de Bayonne
5 rue Jacques Laffitte
64100 Bayonne
05 59 46 63 60

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De l’Orient rêvé à la réalité

Étude d'ensemble pour " La Mort de Sardanapale" ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
Étude d'ensemble pour " La Mort de Sardanapale"
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© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero

          

          L’imaginaire du XIXe siècle est nourri des récits de l’expédition de Bonaparte en Égypte et des découvertes archéologiques de royaumes antiques. Depuis l’enfance, Eugène Delacroix connaît l’Orient par l'image et la lecture de nombreux récits. Son beau-frère, Raymond de Verninac, ambassadeur, puis préfet, a accumulé des ouvrages et des gravures de l’Empire ottoman, que l’artiste décalque et recopie.

 

 

Jeune peintre d’histoire, il puise ses thèmes dans la littérature. En 1822, il peint la Barque de Dante, Les Massacres de Scio en 1824 et La Mort de Sardanapale en 1827. Ces œuvres témoignent de l’attrait du peintre pour l’ailleurs, sujet nourrissant les ouvrages romantiques qui lui sont si chers. Il traite aussi l’histoire immédiate, comme la guerre d’indépendance grecque et la Révolution de 1830.

 

 

En 1832, Delacroix accompagne l’émissaire du roi Louis-Philippe, le comte de Mornay, en Afrique du Nord. Pour le peintre peu habitué à voyager, l’expédition est un éblouissement. Muni de carnets et de feuilles, Delacroix retrace son expérience personnelle à travers des notes et des esquisses prises sur le vif. Désireux de rendre visible ce qu’il a vécu, ce qu’il a perçu et ce qu’il a ressenti, il reprendra certains dessins dans de grandes œuvres picturales, telles que “La Noce Juive au Maroc” en 1839. Ses notes aboutiront aux “Souvenirs d’un voyage dans le Maroc, œuvre manuscrite qu’il n’a pas eu le temps de publier.