Musée Bonnat-Helleu, musée des beaux-arts de Bayonne
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 

Musée Bonnat-Helleu
musée des beaux-arts de Bayonne
5 rue Jacques Laffitte
64100 Bayonne
05 59 46 63 60

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L'orientalisme de Salon

Eugène Girardet, "Prière dans le désert" ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
Eugène Girardet, "Prière dans le désert"
Additional information
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero ;

 

 

 

 

 

Eugène Alexis Girardet (1853-1907)

"Prière dans le désert"

huile sur toile

inv. 541

 

 

 

 

 

 

            Le Suisse Eugène Alexis Girardet est un émule de Jean-Léon Gérôme (1824-1904), qui l'incite peut-être à partir visiter l'Espagne et le Maroc en 1874. Il retourne en Afrique du Nord, poursuit jusqu'en Égypte et en Palestine. Il fait notamment huit voyages en Algérie où il retrouve le peintre Étienne Dinet (1861-1929). Ses séjours à Alger, Boghari, El-Kantara (Biskra) et Bou-Saâda lui inspirent de nombreuses toiles, mais aussi le désert et la vie nomade dès 1880 (Nantes, Musée d'Arts). Dans la toile du musée Bonnat-Helleu, l'artiste décline l'iconographie de son aîné Gustave Guillaumet (1840-1887) : les Arabes en prière sont inclinés ou prosternés sur des tapis, leurs chaussures près d'eux, sur fond de soleil couchant.

 

            Pourtant, Léonce Bénédite (1859-1925), directeur du musée du Luxembourg, alors musée des artistes vivants, loue ses qualités de peintre "sensible à la grande féerie du ciel oriental", dans un hommage posthume : "Ses toiles sont loin d'être des souvenirs de voyages ou des descriptions ethnographiques. Ce sont, assurément, des portraits de lieux […]". (Bénédite, 1908, p. 10)

 

            Le peintre expose aux Salons annuels puis au Salon de la Société des peintres orientalistes, fondée en 1893, sous l’impulsion de Léonce Bénédite. Eugène Girardet fait partie des 15 artistes en ayant ratifié les statuts. L'essor des expositions coloniales, comme celle de Marseille en 1906, où expose Girardet, offrent de nouveaux débouchés mais génèrent aussi la concurrence de la Société coloniale des artistes français qui s'impose dans l'entre-deux-guerres.

 

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