Musée Bonnat-Helleu, musée des beaux-arts de Bayonne
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 

Musée Bonnat-Helleu
musée des beaux-arts de Bayonne
5 rue Jacques Laffitte
64100 Bayonne
05 59 46 63 60

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Un ultime âge d'or

La Résurrection du fils de la veuve de Naïm ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
La Résurrection du fils de la veuve de Naïm
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© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero

 

        La Venise du XVIIIe siècle est un immense paradoxe. Son rôle politique est désormais symbolique parmi les grandes nations européennes, après la perte d’une importante partie de son territoire oriental suite aux conquêtes ottomanes. Aux nombreux conflits armés pour conserver sa puissance succède une longue période de paix, qui permet à la cité de renouer avec un semblant de splendeur. Venise devient au temps des Lumières un lieu de séjour privilégié pour les touristes les plus fortunés, qui apprécient ses nombreux lieux de plaisir plus ou moins licites et son carnaval courant sur plusieurs mois.

 

         Les arts renouent avec les grandes heures de la Renaissance, dans un langage lumineux et séduisant. Leur principal représentant est Giambattista Tiepolo, qui réalise de grands décors en Italie du Nord mais aussi en Bavière et à Madrid où il meurt. À côté des sujets historique se développe toute une série d’œuvres ayant trait au quotidien de la Cité des Doges. La vue de Venise devient alors un genre artistique à part entière. Des artistes se spécialisent dans la représentation de leur cité, ses monuments et ses activités changeant au fil du temps et des points de vue. Francesco Guardi s'impose comme le maître dans le domaine au cours des dernières décennies du XVIIIe siècle. Contrairement à Canaletto qui le précède et privilégie un style très net et précis, Guardi préfère une atmosphère suggestive et vibrante, qui offre une vision expressive tout à fait inédite de Venise.