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Nouvel accrochage des dessins
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Une nouvelle rotation de dessins, qu'est-ce que ça veut dire ?
Le cabinet d’arts graphiques du musée Bonnat-Helleu constitue l’un des trésors les plus précieux et fascinants de l’institution. Il regroupe plus de 3 500 dessins couvrants plusieurs siècles d’histoire de l’art, du XVe au XXe siècle. Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, Dürer, Rembrandt, Rubens, Ingres, Géricault ou Degas y côtoient des figures emblématiques de chaque période, révélant à travers le dessin l’intimité et la sensibilité des artistes.
Des cabinets d’art graphiques ont été disséminés tout au long du parcours permanent du musée, de manière à pouvoir présenter ces œuvres au public dans les meilleures conditions de conservation. Chaque feuille est conservée avec soin, ce qui demande une rotation régulière des cabinets d’art graphiques tous les trois mois afin que les œuvres ne soient pas exposées à la lumière du jour pendant une trop longue durée.
Une rotation de dessins, c’est donc une sélection de dessins parmi la riche collection du musée qui est présentée pendant trois mois.
Qu'est-ce que l'on peut découvrir ?
Cette deuxième rotation, qui fait suite à la sélection présentée lors de la réouverture, fera honneur à l’éclectisme de la collection du musée, avec 35 dessins majoritairement de grand format en dialogue avec les salles du parcours permanent. Ces œuvres graphiques permettent de présenter différents stades de la création : d’une esquisse rapide de Raphael, d’une étape vers un œuvre monumentale de Géricault ou d’un dessin très abouti de Lawrence ou Van Dyck, les œuvres présentées ici révèlent la diversité des usages du dessin et l’évolution du regard des artistes, du récit sacré à l’émotion humaine.
Dans la salle 3, l’accrochage révèle des œuvres des artistes maniéristes qui dans l’Italie du 16e siècle, cherchent à s’éloigner de la nature. Dans ce courant, le dessin joue un rôle important et devient laboratoire de pensée où l’artiste libère son imagination et peaufine ses idées. Des premières esquisses de Raphaël ou de Naldini aux grands cartons préparatoires de Romano, les feuilles présentées ouvrent les coulisses de la création.
A l’étage, les œuvres présentées révèlent la diversité des techniques. Chez Rembrandt ou Rubens, le trait va à l’essentiel pour figurer l’intensité du drame et la vérité des réactions humaines. En France et en Italie, les courants baroques puis académiques exaltent le corps, la lumière et le mouvement, transformant chaque étude en une recherche de dynamisme et de grandeur.
Dans la grande salle dédiée au 19e siècle, le dessin devient un outil essentiel pour penser et représenter les bouleversements à l’œuvre. Qu’il s’agisse des pouvoirs qui se succèdent ou d’événements historiques contemporains, les artistes utilisent le papier pour élaborer des images destinées à marquer les esprits. De même l’ailleurs se révèle une source d’inspiration : entre croquis pris sur le vif par les voyageurs et compositions d’atelier, le dessin saisit l’essence d’un monde perçu comme plus authentique, plus coloré et plus poétique que le quotidien européen.
Enfin, des portraits d’artistes inédits viennent faire écho aux tableaux de Degas, de Bonnat, d’Ingres ou de Pascau, renforçant la communauté d’artistes de la salle 16.